Revue de presse numéro 15

Au menu de cette semaine :
I. BFM-TV créé la polémique

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Revue de presse numéro 14

Au menu:
I. Décès de Prince
http://www.lefigaro.fr/…/03006-20160422ARTFIG00004-prince-l…

Revue de presse numéro 12

Voici les thèmes que nous vous proposons cette semaine avec les liens pour aller plus loin:

I. Panama Papers
http://www.lemonde.fr/…/evasion-fiscale-si-vous-n-avez-rien…

II. Primaires à gauche
http://www.lefigaro.fr/…/01002-20160409ARTFIG00154-ps-le-pr…

III. Manifestation qui dégénère
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/04/09/a-paris-dans-le-cortege-de-la-manifestation-contre-la-loi-travail_4899381_823448.html
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Le rôle de la Russie dans les conflits internationaux actuels

Tribunes du 15 mars 2016

Le Lundi 7 Mars La Tribune IESEG Paris recevait un invité politique qui sort de l’ordinaire, Andreï Gratchev, ex porte-parole de Gorbatchev. Les hautes fonctions qu’il a occupées et sa pédagogie nous ont permis de voir un peu plus clair dans le jeu de la Russie. Nous résumerons ici les principales idées que M. Gratchev a développées.

Tout d’abord, l’ex porte-parole soviétique a voulu nous faire un court rappel historique pour justifier l’opposition Russe à de nombreuses décisions de l’ONU. La Russie a participé à la fondation des nations unies notamment lors de la conférence de Yalta.
Cependant, pendant la guerre froide, le conseil de sécurité est souvent paralysé par le conflit, les décisions prises par les Etats Unis sont en très grande partie contrées par le Veto soviétique (à quelques exceptions près, comme le Canal de Suez en 1956). D’après M. Gratchev, la fin de la guerre froide a rendu possible l’intervention pendant la guerre du Golfe. Cette dernière n’aurait jamais été envisageable si la Guerre Froide avait perduré car la Russie aurait, une fois de plus, apposé son Veto. Cette cohésion entre les pays des nations unies fut de courte durée à cause de la dégradation des relations entre la Russie et le Monde. C’est pour cela que l’on assiste de nouveau à une opposition Russe aux décisions de l’ONU.
Par cette démonstration, M. Gratchev veut prouver que l’immobilisme de l’ONU ne tient qu’aux relations que les membres de l’ONU entretiennent avec la Russie.

Nous avons ensuite décidé de poser une question sur l’action Russe en Syrie. La crise syrienne débute au moment des printemps arabes (au même titre que l’Egypte ou la Lybie par exemple). A la fin des révolutions, les différents parcours, les particularités des différents pays n’ont pas été respectées. Les différences culturelles et religieuses notables dans ces régions ont été oubliées (à l’image de l’opposition chiite/sunnite). La Syrie est la scène sur laquelle se joue le rapport de force entre toutes ces communautés. Il apparait à cet égard que le régime de Bachar al Assad ne peut pas être le même qu’en Egypte par exemple. Cet équilibre instable a mené à la construction de Daesh qui n’est d’après Andrei Gratchev qu’une radicalisation de l’opposition au régime. La Russie et les autres pays qui interviennent en Syrie le font car ils se sentent responsable du marasme qui y règne. L’ex porte-parole de l’URSS cite alors Collin Powell, ancien chef d’Etat-major des armées américain : « The thing you break belongs to you ». Peut-on vraiment dire que les remords sont les seules motivations Russes au Moyen Orient ? Nous sommes en droit d’en douter. Plus tard, dans la séance de questions du public, M. Gratchev ne niera pas que des intérêts économiques sont en jeu en Syrie. Il ajoute aussi que la Russie veut s’imposer en Syrie comme un acteur du monde. Il affirme que Poutine veut marquer l’histoire de son pays comme le communisme l’a marqué ce qui explique en partie son interventionnisme.

Concernant l’annexion de la Crimée, M. Gratchev a été aussi direct que succinct. La Crimée est historiquement Russe et il est normal qu’elle ait été annexée. La population n’y est pas seulement Russophone mais une grande partie de celle-ci dispose de la nationalité Russe. Un article sur la réelle légitimité de la Russie en Crimée va paraître sur le site de La Tribune IESEG Paris dans les prochains jours, nous vous invitons à venir le consulter pour plus d’informations à ce sujet.

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Toute l’Equipe de La Tribune IESEG Paris remercie Andrei Gratchev de nous avoir apporté son expérience lors de cette conférence.

 Article rédigé par Victor Loiseau, membre de La Tribune IÉSEG Paris

1ère édition du concours d’éloquence La Tribune IÉSEG Paris

C’est en ce jeudi 18 février 2016, aux tant attendus flocons d’un hiver indien, que s’est déroulée la finale du tout premier concours d’éloquence de l’IÉSEG Paris. Etonnant en effet, qu’un tel évènement n’ait encore jamais été organisé, mais comme dit le proverbe de chez nous « c’est dans les vieux pots, qu’on fait la meilleure soupe ».

A travers des interrogations philosophiques « Un boomerang est-il un frisbee pour ceux qui n’ont pas d’amis ? », ou de société «  Un homme consacré peut-il être un sacré con ? », en passant par des conversations de comptoir « Doit-on boire ou subir la pression ? », des discussions politiques « Win the yes needs the no to win against the no », des questions existentielles « L’ascenseur social mène-t-il à l’échafaud ? », « Peut-on être esclave sans avoir de maître ? » ou encore « Le plus beau des voyages est-il un voyage immobile ? », les candidats ont su nous faire voyager, maniant le verbe avec brio !

Mais au fond, qu’est-ce que l’éloquence ? Là, réside le cœur du mystère oratoire. Certains diront que c’est l’art de discourir avec aisance, d’émouvoir une assemblée, d’autres de persuader sans montrer une once de manipulation, ou encore de briller d’une élégance naturelle dans l’art de s’exprimer ! Si l’on s’en tient aux maîtres littéraires, selon Diderot ce « n’est que l’art d’embellir la logique » et pour Pascal, « L’éloquence continue ennuie. » Et si être éloquent, c’était simplement savoir manier la punchline ? Cela fait-il de l’être suprême, Booba, un orateur averti ? Profitons-en pour effectuer un rapide retour sur la myriade de punchlines desservies par nos candidats.

  • « Ne confondez pas Épicure et Épictète, je n’en ai cure, ça n’a ni queue ni tête » Alex Cella
  • « La tequila te fait te réveiller un petit matin à côté d’une inconnue et lui dire « mais t’es qui là ? » » Romain Bensoussan
  • « L’escalier social a bien des avantages, il permet de s’endurcir, et le sport permet de réduire le risque d’infarctus » Maxime Roux
  • « Le « oui » a besoin du « non » comme le salé a besoin du sucré ! » Jules Bancharel
  • « Quand on déguste, il faut du palais. Pas de palais, pas de palais. » Maxime Cunin
  • « Le boomerang, à moins d’être hyper fort, il ne revient jamais, le frisbee au moins, il est honnête ! » Astrid Bonnetain
  • « Ah, pourquoi j’ai une cape ? Pour que Batman puisse me voir arriver ! »
  • « …et soudain je m’égare, d’Austerlitz ». Xavier Maurin

Le grand vainqueur du concours d’éloquence 2016 sur le sujet suivant « Peut-on être esclave sans avoir de maître ? » est Maxime Roux  et son dauphin n’est autre que Xavier Maurin !

Nous souhaitons tout d’abord remercier, que dis-je acclamer, les candidats, tous très méritants, sans qui ce concours n’aurait jamais eu lieu, et qui ont su, valeureux, se lancer aveuglément dans le 1er concours d’éloquence de notre chère école, tels des cobayes en laboratoires.

Nous tenons aussi à remercier les membres du jury, Pascal Bied, Guillaume de Rendinger, Marie-Gabrielle Fegli, Bruno Aragones ainsi que Christine de Rorthays.

Enfin, nous remercions chaleureusement le public, signe que l’IÉSEG est un véritable vivier d’amateurs de traits d’esprit !

La Tribune ne s’arrête pas en si bon chemin et annonce dès à présent qu’un autre tournoi aura lieu l’an prochain, 2e, nous l’espérons, d’une grande tradition de concours. L’objectif, in fine, étant de créer une équipe d’orateurs afin de participer à des concours inter-écoles, occasion de pratiquer la langue de Molière en territoire hostile.

Nous en profitons pour vous annoncer que nous organisons le 7 mars notre prochaine conférence avec un invité inattendu, car comme disait Rabelais « tout vient à point à qui sait attendre ».

L’équipe La Tribune